Tous les articles par Julia Bianchi

LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

Jusqu’au 21 octobre se joue au Théâtre de l’Aquarium à Paris, Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, mis en scène par Benoit Lambert. Une pièce à laquelle le metteur en scène, tout en respectant les codes du théâtre classique, fait transparaitre une modernité revigorante et à laquelle, le choix de confier la partition à de jeunes comédiens, n’est pas étranger.
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LA CICATRICE

Jeff a treize ans et un bec de lièvre. Pas facile, avec ce « handicap », de se faire accepter par ses camarades de classe. Surtout quand on est le petit nouveau. Jeff devient donc la tête de turc de sa classe jusqu’à ce qu’il se lie d’amitié avec un autre élève, nouvellement arrivé comme lui, plus grand et plus fort que tous les autres.

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AVIGNON 2018 / HEDDA

C’est l’histoire d’une femme ordinaire, un peu timide, dont les mots ont du mal à sortir de sa bouche, restent au bord de ses lèvres. C’est l’histoire d’une femme qui tombe amoureuse, comme toutes les femmes, et voit en lui son prince charmant. Comme beaucoup de femmes. Et puis, un jour, tout bascule. Le prince charmant se transforme en boxeur. Première gifle, première réconciliation. Passionnée, éperdue, ultime. On prend un nouveau départ. Ca ne se reproduira plus.
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AVIGNON 2018 / KOLHAAS

Un homme décide de faire justice lui-même ne trouvant aucune réponse judiciaire au préjudice dont il est victime. Il ne mesure pas alors dans quel engrenage il vient de mettre le doigt. Confondant la justice avec la vengeance, croyant rétablir l’ordre du monde, Kolhaas verra sa fin tragique sans que réparation ne soit faite. Un conte terrible sur l’ordre du monde, la quête du bonheur, servi par une comédienne-conteuse absolument époustouflante. A ne pas rater.

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LOUISE ROAM – Stargaze

Au mois de mai prochain sortira Stargaze, le troisième EP de Louise Roam, musicienne issue d’une formation classique en violon, qui s’est tournée vers la musique électronique et qui a déjà deux Ep à son actif: Raptus et Avaton, très remarqués à leur sortie. Nous l’avons rencontrée.

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STARGAZE

« Bright Star! »

En des temps très anciens, les hommes regardaient les ciels de nuits pour y voir les présages des saisons à venir. Le ciel annonçait la fin d’un cycle et le début d’un nouveau ou plutôt du renouveau : le printemps. Immobiles face aux constellations ou «sidae», on disait ces hommes sidérés. Pétrifiés face à la beauté. Cloués sur place. Comme face à l’amour. Le choc passé, venait le temps de le dé-sidération, du desiderum, c’est-à-dire : du mouvement, du désir. Le voyage pouvait commencer.
Pour son nouveau disque –Stargaze– Louise Roam nous emmène en voyage. Dans les étoiles. S’inspirant et prenant pour base dans ses compositions les bruits de l’univers, l’artiste inscrit ce 3ème EP (après Raptus et Avaton), dans la logique d’une écriture de la sidération, de l’extase et du mouvement. Les cinq nouveaux titres de cet opus tracent un chemin semblable à une ligne de vie où l’intime se déploie pour accéder à l’universalité et inversement.

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LE FILS

Quelqu’un va venir…

Le fils est une pièce courte écrite par Jon Fosse. L’histoire se déroule dans  un village de la campagne norvégienne qui, peu a peu, se désertifie. Ne restent plus que deux maisons habitées dans le hameau, celle de l’homme et de la femme et celle d’un vieux monsieur un peu louche.  Tant que chacun voit la lumière de l’autre maison allumée, en ces jours d’hiver, tout va bien. La pièce débute sur le vif d’une situation dans le foyer du couple. L’homme regarde à la fenêtre et se lamente du silence. Il ne se passe rien. La femme elle, vaque à ses occupations. Au fur et à mesure de la conversation, on comprend que le couple a un fils, que celui-ci n’est pas venu les voir depuis longtemps. Le malaise s’installe, intensifié par une atmosphère de fin des temps de plus en plus palpable. La tension monte. Le couple attend on ne sait qui, on ne sait quoi. Sans doute son fils. Tout devient alors étrange comme lorsque qu’on regarde un objet du quotidien à la loupe.  Le moindre mot, le moindre geste semble décalé, hors contexte.
Le fils débarque enfin. Pas très loquace. Il ne répond à aucune question. Est-il vraiment leur fils ? Le suspens reste entier. Quant le vieil homme entre en scène, on sent que le drame qui couvait, va se dérouler irrémédiablement. C’est fatal. Même si on ne sait de quoi il retourne jusqu’à ce qu’il advienne concrètement.
Etienne Pommeret s’est entouré pour ce spectacle de comédiens absolument magnifiques, à commencer par Sharif Andoura dont le jeu, très fin, navigue entre l’angoisse, le comique, la suspension émotionnelle. Il lui suffit d’un regard, d’un demi-sourire, d’un froncement de sourcil pour exprimer tout un monde. Et c’est sublime. A ses côtés, Sophie Rodrigues n’est pas en reste. Elle campe une mère désarçonnée, qui essaie tant bien que mal de maintenir le cap. Elle a une véritable intelligence du texte et un instinct de jeu totalement bluffant.  A eux deux ils tiennent tout le spectacle, insufflant de l’humour là où on ne s’y attend pas, révélant des facettes inattendues de l’écriture de Jon Fosse. De la dentelle.
La mise en scène quant à elle s’avère classique et très honnête. La scénographie à la fois ancrée dans la poésie et le réalisme quelque peu décalé, ajoute au sentiment d’étrangeté qui s’installe au fur et à mesure du spectacle.
A voir.

Le Fils de Jon Fosse.
Mise en scène : Etienne Pommeret
Avec Sharif Andoura, Sophie Rodrigues, Karim Marmet, Etienne Pommeret.
Scénographie :Jean-Pierre Laroche
Lumières : Jean-Yves Courcoux
Costumes : Cidalia Da Costa
Son : Valérie Bajcsa

Du 15 au 18 mai 2018 au TAPS / Scala. Strasbourg
http://www.taps.strasbourg.eu

SANDRE

L’eau qui dort

Monologue implacable, Sandre est avant tout la parole d’une femme qui a basculé et a commis un acte irréparable : celui de l’infanticide. Il s’agit bien là d’une tragédie, une de ces histoire où le destin semble prendre le pas sur le libre-arbitre des êtres. Une tragédie des temps modernes qui rappelle l’affaire des bébés congelés et celles qui ont suivi, mettant en lumière, à l’époque des faits, le concept de déni de grossesse.

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IRIS EXTATIS- Daphné

Supermerveilleuxdisk

Dans la mythologie grecque, Iris est la messagère des Dieux. Elle est communément appelée la « Déesse arc-en-ciel » pour laisser dans son sillage, lorsqu’elle descend sur terre, une trace de mille couleurs. Iris Extatis est bien à l’image de cette figure : une explosion de couleurs, un feu d’artifices. C’est un métissage de sons, de rythmes ; une ôde au voyage, à l’émerveillement et à l’amour. L’amour sous mille facettes, à la fois grave et tendre, joyeux et léger.

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