Archives pour la catégorie Danse

ÉLECTRE DES BAS-FONDS

Si vous n’avez jamais entendu parler d’Électre des bas-fonds de Simon Abkarian c’est que ne vous n’avez pas suivi la cérémonie des Molières de 2020, une cérémonie au goût étrange de la période ultra covidée où seuls les nommés étaient dans la salle ; ce soir-là ce spectacle a reçu le Molière du Théâtre public. Si vous n’avez jamais entendu parler de Simon Abkarian c’est que vous n’avez toujours pas suivi cette même cérémonie puisqu’il reçut aussi les Molières de l’auteur francophone vivant et celui de la mise en scène d’un spectacle de Théâtre public. Ou que vous ne l’avez jamais vu dans les nombreux films et séries où il excelle depuis des décennies après avoir été un enfant du Soleil chez Ariane Mnouchkine où il revient redonner cette salve de représentations. Il y joua les Atrides dans les années 90 ; il semblait tout naturel qu’il revint comme un écho prendre place dans ce théâtre mythique… Continuer la lecture de ÉLECTRE DES BAS-FONDS

LABOURER

Les 22 novembre dernier avait lieu à l’Atelier de Paris (CDNC) la première représentation de la pièce chorégraphique Labourer de Madeleine Fournier avec la collaboration musicale de Clément Vercelletto. Interprète de plusieurs chorégraphes et artistes visuels (dont Odile Duboc, Emmanuelle Huynh, Fanny de Chaillé, Loïc Touzé pour n’en citer que quelques-uns…) Madeleine Fournier signe avec Labourer sa première pièce seule et en solo.  Continuer la lecture de LABOURER

MONSTRES / ON NE DANSE PAS POUR RIEN

Monstres est la dernière création du chorégraphe et danseur congolais DeLavallet Bidiefono. Depuis 2005 et après avoir fait ses armes au centre culturel français de Brazzaville, ses spectacles aux danses musclées, vivantes et envoûtantes enchantent les scènes contemporaines à travers la France et le monde. Il collabore avec David Lescot, David Bobée ou encore Dieudonné Niangouna. En 2015, il crée le premier lieu indépendant dédié à la danse du Congo.

La Villette l’accueille pour deux jours et présente ce nouvel opus qui a déjà fait ses preuve à Nantes ou à Saint-Nazaire, un spectacle aux multiples facettes avec des artistes aux cultures différentes : danseurs, musiciens, chanteur, comédienne puisent dans leur art avec l’idée de construire quelque chose, un lieu de tous les possibles. Et cette construction se fait peut-être sous nos yeux comme un « monstre artistique » emprunt de poésie, de liberté, de sonorités rock qui ne demande qu’à vivre et à se nourrir d’espoir…

b-monstres_1cchristophe-pean_0                                          Crédit Photo : Christophe Péan

Mais si les monstres selon Bidiefono peuvent être les artistes, monstres positifs qui tentent d’avancer, de créer, de recréer du lien, il y a aussi les monstres négatifs, les dirigeants de certains pays, dictateurs adeptes de la déconstruction plutôt et de l’anti-culture. Le chorégraphe et ses artistes dépeignent ainsi la volonté de rester debout, de chercher et de trouver des lieux de création quand les pouvoirs défaillent, de se substituer à eux si nécessaire, de les combattre  pour que la culture survive coûte que coûte. Il est donc certain qu’avec Monstres à La Villette qu’on nous promet joyeux, festif et  punk, les artistes ne danseront pas pour rien…

Monstres / On ne danse pas pour rien
Chorégraphie : Bidiefono DeLaVallet

Compagnie Baninga
Avec : DeLaVallet Bidiefono, Destin Bidiefono, Fiston Bidiefono, Rebecca Chaillon, Ella Ganga, Marie-Bède Koubemba, Cognès Mayoukou, Aïper Moundou, Lousinhia Simon / Musiciens : Armel Malonga, Francis Lassus, Raphaël Otchakowski / Dramaturgie : Aurelia Ivan / Collaboratrice artistique : Carine Piazzi / Création lumière : Stéphane ‘Babi’ Aubert / Création son : Jean-Noël François
VendredI 22 et Samedi 23 juin 2018 à 20h30 

La Villette
Grande Halle

211 avenue Jean-Jaurès  Paris 19ème
Métro : Porte de Pantin (ligne 5 ou 3b)
Réservations : 01 40 03 75 75 / www.lavillette.com
Crédit Photo principale : Nicolas Guyot

RÉVERSIBLE

Les 7 Doigts n’ont pas perdu la main !

Si vous ne connaissez pas encore ce collectif de cirque nouveau venu du Québec et constitué d’artistes du monde entier alors il est temps de le découvrir car chacune de leur création est un événement. Probablement parce qu’ils ont su renouveler le genre, celui des prouesses physiques et des disciplines du cirque acrobatique, en le mêlant à l’intime, à une histoire, à des histoires et à univers singulier pour chaque spectacle. Après nous avoir invité dans leur cuisine, au milieu de la cité, flirté avec la danse contemporaine, la peinture ou encore les années 40, les 7 Doigts (anciennement 7 doigts de la main) reviennent cette fois avec Réversible interroger le temps qui passe, les souvenirs à travers un hommage à leurs aïeux…
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FESTIVAL ÉTRANGE CARGO / DU 20 MARS AU 14 AVRIL 2018

La Ménagerie de Verre accueille pour sa 21ème édition un festival étrange et unique en son genre dans tout le paysage artistique de la capitale, Étrange Cargo ; festival multi-facettes,  transdisciplinaire où plusieurs formes d’art se donnent rendez-vous pour des performances hors du commun. Le festival prend à cœur de mettre en lumière les écritures contemporaines, dans leur sens le plus vaste, confrontées à la notion du corps, objet et sujet, vecteur de parole. La plupart des performances ont le mérite d’être des créations issues de laboratoires d’expérimentation et ont permis à certains artistes d’univers différents de se rencontrer, de modeler une œuvre originale et hors des circuits habituels. Continuer la lecture de FESTIVAL ÉTRANGE CARGO / DU 20 MARS AU 14 AVRIL 2018

MOEDER (MÈRE)

La muséo-chorégraphie démente de Peeping Tom

Si vous ne connaissez pas encore la compagnie Peeping Tom, qu’on pourrait ranger dans la  catégorie de la danse-théâtre, si tenté qu’il fallait la ranger quelque part, alors vous passez à côté d’une troupe-phénomène et phénoménale ! Créée à l’aube de l’an 2000 par Gabriela Carrizo et Franck Chartier, Peeping Tom est devenue assez vite une référence dans le monde chorégraphique par la singularité de ses danseurs-performeurs et celle de l’univers étrange et instable dans lequel elle aime immerger ses spectateurs. Se réclamant de l’hyperréalisme où la figuration des lieux et des personnages ont une importance majeure, la compagnie aime découper ses créations en triptyques. Ce fut déjà le cas avec Le Jardin, Le Salon et Le Sous Sol  ; et Moeder (Mère en néerlandais) ne déroge pas à la règle en suivant Vader (Père) et sera suivi par Kinderen (enfants)Continuer la lecture de MOEDER (MÈRE)

FESTIVAL DES OPÉRAS TRADITIONNELS CHINOIS

L’Opéra Chinois à l’honneur à Malakoff

L’Occident a peut-être les textes théâtraux et la dramaturgie, tandis qu’en Orient on monte toujours les mêmes textes sur la scène mais leur patrimoine artistique se situe dans l’art de l’acteur, dans la façon de dire et non pas dans ce qui est à dire. Autrement dit, les occidentaux répondent à la question «comment écrire le théâtre», , et les orientaux montrent «comment jouer au théâtre», ce qui a particulièrement séduit de grands dramaturges du théâtre européen. Continuer la lecture de FESTIVAL DES OPÉRAS TRADITIONNELS CHINOIS

VIKTOR

Voyage surréaliste en Italie

Viktor est la première des pièces voyageuses de la chorégraphe allemande Pina Bausch créée en 1986 peu de temps après qu ‘elle ait tourné dans un film de Fellini « E la nave ». Et pour s’imprégner de Rome et des saveurs italiennes, la troupe s’installa sur place.
Revoilà donc l’oeuvre présentée au Théâtre du Châtelet mais sous la houlette du Théâtre de la Ville qui entre d’ailleurs en restauration au mois d’octobre pour deux ans avant que le Châtelet ne lui succède l’année prochaine. Sa programmation sera donc présentée hors les murs dans différents théâtres et espaces.  Continuer la lecture de VIKTOR