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IRIS EXTATIS- Daphné

Supermerveilleuxdisk

Dans la mythologie grecque, Iris est la messagère des Dieux. Elle est communément appelée la « Déesse arc-en-ciel » pour laisser dans son sillage, lorsqu’elle descend sur terre, une trace de mille couleurs. Iris Extatis est bien à l’image de cette figure : une explosion de couleurs, un feu d’artifices. C’est un métissage de sons, de rythmes ; une ôde au voyage, à l’émerveillement et à l’amour. L’amour sous mille facettes, à la fois grave et tendre, joyeux et léger.

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LA FEMME N’EXISTE PAS

De la bombe!

Points de départ : le 1er Juillet 1946, une bombe atomique est lâchée sur l’atoll de Bikini. Une semaine plus tard, un petit commerçant de lingerie fine invente le Bikini en lançant le slogan : « Bikini, première bombe anatomique ». En 1750, Marivaux écrit La Colonie, une comédie dans laquelle les protagonistes se retrouvent sur une île perdue. Dans cette pièce, les personnages doivent se réorganiser, mettre en place des instances de décisions, un gouvernement, bref réinventer une société. Occasion rêvée pour eux et surtout pour elles de redistribuer les cartes et de remettre en question les enjeux de pouvoir et de domination. Les femmes de cette fable décident de prendre le pouvoir et de revendiquer leurs droits. Ce sera –entre autres choses- à coup de bombes de peinture, cette fois.

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D’ELLE A LUI

D’elle à lui, est un dialogue entre une comédienne-chanteuse et un pianiste. Un dialogue drôle où humour et tendresse se répondent en chansons. Passionnée par « les chansons qui racontent des histoires », Emeline Bayart met au point un récital en 2003 à sa sortie du Conservatoire. Elle peaufine ce spectacle jusqu’à aujourd’hui en le jouant entre deux projets théâtraux.
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TOUTE MA VIE J’AI FAIT DES CHOSES QUE JE SAVAIS PAS FAIRE

C’est une voix qui déchire l’obscurité. Celle d’un homme.
Lorsque la lumière se fait, on constate qu’il est allongé au sol, son corps épousant les contours dessinés d’une silhouette, telle celle que l’on trace autour d’un cadavre pour matérialiser son emplacement. L’homme qui nous parle est donc mort. Derrière lui, un mur. A ses côtés, une chaise renversée. Que lui est-il arrivé?
L’homme nous raconte son histoire, son agression ; comment, alors qu’il était tranquillement assis dans un bar en train de siroter une bière, quelqu’un est entré et l’a agressé verbalement. Il va nous raconté sa peur, voire sa terreur, son incapacité à réagir ; sa stupeur.
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ELEGIE de KATEL

De l’ombre à la lumière.

Il est de certains albums comme il en est d’une lumière irradiant soudainement une nuit d’encre. Elégie de Katel, sorti en avril 2016, est de ceux-là. Comme écrit d’un seul tenant, le disque invite à un voyage où les textes, s’ils ont gagné en épure par rapport aux deux premiers opus, n’en conservent pas moins une part de mystère et d’étrangeté que la musique – densifiée par les voix d’un choeur de femmes semblable à ceux des tragédies antiques- magnifie.
Le thème de la perte est le fil d’Ariane qui relie tous les morceaux entre eux. Le manque, l’absence, le temps qui passe, la mémoire n’en sont que les déclinaisons qui, d’un titre à l’autre, s’affinent, s’enrichissent, dissonent et finalement, se répondent formant ainsi une sorte de va–et-viens, de mouvement circulaire, semblable à une spirale dont le cœur, au bout de l’entonnoir, révèlerait le véritable propos du disque : l’amour. Parce que, même si Katel tourne autour, ne le nomme jamais, c’est bien de cela dont il s’agit. Le mot ultime de l’album – le seul a être dit une seule fois- a les couleurs d’une déclaration : un « je t’aime » qui se perd dans le silence, le silence d’une fin d’écoute, l’infini.
C’est alors qu’on se rend compte que la spirale est inversée. Elle ne plonge pas dans la terre, non. Elle monte au ciel. Elle s’accroche à cet ultime « je t’aime » qui, à rebours, donne la clé de l’énigme et qui, tel un soleil, illumine l’ensemble des mots, cette traversée que l’on vient d’accomplir, pareillement au cavalier chevauchant sur le lac de Constance et qui réalise, une fois arrivé sur l’autre rive, le chemin qu’il a fait au risque de sa vie. Un morceau placé au centre de l’album. La clé de voute de l’édifice.
C’est dans le silence, dans ce qu’il a laissé de traces en nous, dans ce qu’il a infusé, que l’album prend alors toute son ampleur et sa profondeur. On reviendra forcément dessus, on le réécoutera. Assurément. Parce qu’il parle à notre intime, notre part secrète ; ce qui ne peut être partagé et qui pourtant nous est commun. Un disque essentiel. Splendide.

Rencontre avec Katel, auteure, compositrice et interprète d’Elégie.

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RENDEZ-VOUS

J’ai la mémoire qui flanche

Deux femmes, ex-girls de cabaret et rivales, reçoivent un jour une lettre de leur ancien amant, leur demandant de venir le retrouver. Ni une ni deux, les voilà parties à la recherche d’Armando le magnifique, ancien directeur du Cabaret dans lequel elles ont officié vingt ans plus tôt. Les deux femmes se détestent et sont bien décidées l’une comme l’autre à décrocher la timbale auprès d’Armando, persuadées que celui-ci a un nouveau contrat à leur offrir. Sauf que les choses ne passent pas comme prévu…

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SWANN S’INCLINA POLIMENT

Depuis le mois de septembre, le théâtre de Belleville accueille le nouveau spectacle de Nicolas Kerszenbaum « Swann s’inclina poliment » d’après « Un amour de Swann » de Marcel Proust. Dans cette adaptation le metteur en scène a choisi de mettre en exergue l’histoire d’amour d’Odette -une petite courtisane de salons- et de Swann, un riche homme d’affaire. Au travers de cette romance, c’est tout un portrait de la bourgeoisie de la belle époque qui est passé au crible ; une bourgeoisie qui veut sa part du gâteau et est prête à tout pour cela. Servi par trois comédiens magnifiques et comme toujours parfaitement dirigés, le spectacle nous invite à une réflexion sur notre époque, le tout sur fond d’une musique pop aux accents parfois eightie’s.

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LE CORPS UTOPIQUE OU IL FAUT TUER LE CHIEN

Un chien dans un jeu de quilles.

Un jeune punk, un gendarme, un vieux monsieur et une secrétaire sont réunis pour une conférence qui doit être donnée aux spectateurs. Mais rien ne se passera comme prévu. Un parpin tombe du plafond, le vieux monsieur ne retrouve pas son chien, le jeune punk provoque le gendarme qui le lui rend bien, la secrétaire, elle, tente de calmer le jeu. Rien ne va plus. Le spectacle, qui commence doucement, devient un vrai bazar où le burlesque se mêle à la performance physique et où l’absurde règne en maître.

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JAZ

Alexandre Zeff met en scène le beau texte de Koffi Kwahulé à la Chapelle du Verbe Incarné. Celui-ci parle d’un sujet délicat : le viol, mais surtout d’un parcours de résilience, celui de la femme –Jaz- victime de ce crime. Pour incarner ce personnage, le metteur en scène a choisi une comédienne lumineuse avec une palette de jeu considérable et un talent certain pour le chant : Ludmilla Dabo.

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