I WILL SURVIVE

Femmes, je vous aime…

Pour ce dernier opus en date, Les Chiens de Navarre ont pris le parti de mordre à pleines dents l’un des sujets les plus prégnants et des plus symboliques de ces dernières décennies, un sujet que notre société éminemment patriarcale a laissé enfoui durant des siècles avant de commencer à le laisser péniblement arriver à la surface… Celui des violences conjugales et plus généralement celui des violences faites aux femmes. Certes et c’est heureux, depuis quelques temps, divers metteurs et metteuses en scènes, des chorégraphes mais aussi des cinéastes traitent davantage du sujet pour mettre en lumière une injustice terrible ou pointer du doigt la surdité des pouvoir publics… Mais c’est à travers leur prisme légendaire, celui d’un humour caustique et d’une irrévérence provocatrice que Les Chiens de Navarre, toujours mis en scène par l’emblématique Jean-Christophe Meurisse, vont s’accaparer du sujet.

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LE DESTIN DE SONYA

Un fabuleux destin qui en impose..

Imaginez la vie d’une inspectrice des impôts, Sonya, en apparence rigide, tailleur strict et irréprochable à son travail. Entourée de ses collègues, elle parait assumer cet habit d’austérité qui fait d’elle aussi bien un être redoutable que redouté et auquel on aimerait avoir affaire le moins possible… Une posture et un travail qui contaminent sa vie privée lui imposant un quotidien morose où elle semble condamnée à vivre seule, sans amour et sans réelle affection… Et puis voilà, un matin l’impensable se produit. Une voix surgit de nulle part et s’adresse à Sonya en se présentant comme sa narratrice, celle qui va désormais influer sur le cours de sa vie. Elle va découvrir, hébétée, qu’elle est le personnage principal d’une fiction qui rejoint la réalité. Une histoire qui va s’écrire en direct au fur à mesure de ses péripéties. Son destin bascule, son rapport aux autres va radicalement changer et lorsqu’elle apprend qu’elle est possiblement en danger, elle décide de prendre les choses en main…

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SWEET MAMBO

N’oubliez pas…

Le retour des chorégraphies de l’immense Pina Bausch et du Tanztheater Wuppertal au Théâtre de la Ville est toujours un événement. En l’occurrence il s’agit cette fois-ci du pénultième spectacle créé en 2008 par Pina Bausch et le dernier joué de son vivant. Pour cette reprise, le nom de Boris Charmatz, grand chorégraphe français apparait au générique, à la direction artistique. Rien d’étonnant puisqu’il est depuis 2022 le nouveau directeur de Tanztheater auquel il s’associe avec son collectif Terrain. À lui donc de perpétuer l’héritage de la chorégraphe allemande en faisant coïncider l’ancienne et la nouvelle génération de danseurs. Sweet Mambo intrigue d’autant plus qu’il pourrait apparaitre comme un spectacle-testament. Quelle trace Pina Bausch souhaitait-elle laisser ? Que voulait-elle nous dire encore à travers l’art dont elle est l’incontestable reine, la danse… Continuer la lecture de SWEET MAMBO

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S 62° 58’, W 60° 39’

À la dérive ou quand Peeping Tom interroge ses propres démons 

Peeping Tom est une compagnie de danse et de théâtre belge unique en son genre d’abord parce qu’elle fait partie des rares troupes aux sujets universels qui se produit partout dans le globe mais surtout par la singularité de ses créations où les corps se désarticulent dans des prouesses physiques inégalables… Et voilà donc ce nouvel opus qui semble au départ nous raconter une simple histoire, celle d’un navire échoué et de ses occupants coincés dans la glace d’une région aride et soumis aux exigences d’une implacable nature… Seulement voilà, après un petit moment, on comprend vite qu’il s’agit là d’un répétition et que Peeping Tom va nous entrainer dans l’exercice délicat de la mise en abime, dans les méandres même de la création et du questionnement de l’artiste sur sa place dans cet environnement, Le défi est de taille. Quelques grandes noms et grandes troupes s’y sont collés avec plus ou moins de réussite. La plongée dans les eaux glaciales des affres la création est un fil extrêmement délicat sur lequel la troupe a décidé de marcher.
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THE ROCKY HORROR SHOW

Don’t dream it…

Si les noms de Frank-N-Furter, Brad et Janet, Riff Raff, Dr Scott ou encore Rocky ne vous disent rien ; si vous n’avez jamais entendu parler du Time Warp alors sachez simplement que vous êtes passés à côté d’un phénomène absolu, d’une des comédies musicales les plus emblématiques de ces cinquante dernières années, unique en son genre et d’une originalité folle, The Rocky Horror Show et de son adaptation culte à l’écran The Rocky Horror Picture Show (avec Tim Curry et Susan Sarandon). Tout commence dans les années 70, un figurant est évincé d’une comédie musicale à Londres et comme il doit continuer à nourrir sa petite famille, il consacre son temps libre à écrire un livret s’inspirant de ses goûts musicaux et de l’atmosphère hippie de l’époque. Il s’appelle Richard O’Brien et malgré des débuts catastrophiques, sa comédie musicale va remporter l’équivalent d’un Molière un an après sa création, en 1973. L’histoire, si tenté qu’il faut parler d’une histoire, c’est le cheminement d’un couple nouvellement marié, Brad et Janet, qui se retrouvent perdus après avoir creuvé un pneu en voiture. Un château étrange est le seul endroit à la ronde pour demander du secours. En franchissant son seuil, ils entrent dans un univers fantasmagorique, horrifique et délicieusement kitsch où le maître du château, un travesti extraterrestre créateur de créatures, va les faire se découvrir à l’intérieur d’eux-mêmes  comme à l’extérieur ! Continuer la lecture de THE ROCKY HORROR SHOW

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LE MISANTHROPE


Le siècle où nous sommes… 

Il n’est nullement nécessaire de résumer une fois de plus l’essence d’une des pièces les plus emblématiques de l’auteur le plus célèbre du théâtre français. Plongeons donc immédiatement dans la proposition que la compagnie RL, à travers son metteur en scène René Loyon, nous offre sur le plateau du 100ecs. Il faut dire au préalable que René Loyon n’en est pas à sa première création d’un classique et encore moins à celle d’un Molière ; rappelons même que la compagnie RL fut nommée à la cérémonie des Molières pour son formidable Dom Juan. Et le moins qu’on puisse dire c’est que René Loyon manie comme personne l’art de faire entendre le texte, de faire résonner puissamment le propos. Son Misanthrope ne va pas déroger à la règle. 

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NOS VIES INACHEVÉES

Il y a «l’autrice en fuite», «le comédien issu du prolétariat et hypocondriaque», «la comédienne néorurale et jeune mère», «le comédien dépressif mais diplômé», «le comédien diplômé mais révolté», «la comédienne qui n’aurait pas dû lire le journal d’Anne Frank à neuf ans mais c’est trop tard», «le comédien-régisseur à la retraite», «la comédienne médium» et «Isabelle, la comédienne absente». Tout ce petit monde constitue la troupe de théâtre que Cendre Chassanne a décidé de passer au crible. Le projet est ambitieux : faire une comédie sociologique sur le milieu professionnel du théâtre, qui soit le reflet de notre société et des questions d’actualité qui la traverse.
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UNE VAMPIRE AU SOLEIL

« J’te bouffe! »

Elle s’avance vers nous, dans la pénombre. Sur sa tête, des oreilles de lapin et, dans la bouche, des dents de vampire de farces et attrapes. Elle revient d’une fête apparemment. Il s’est passé quelque chose. Elle essaie de nous raconter mais son récit est confus. Elle tente de se souvenir, mais quelque chose lui échappe. Une chose est sûre : son adoration pour le soleil et l’impossibilité pour elle de s’y exposer. C’est connu, les vampires ne peuvent vivre que la nuit. La lumière du jour peut  leur être fatale…
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NOS CORPS EMPOISONNÉS

A la Manufacture d’Avignon, se joue encore pour deux représentations un spectacle fort et nécessaire : Nos corps empoisonnés. Marine Bachelot Nguyen qui signe la mise en scène et le texte nous raconte le parcours de Tran To Nga, activiste vietnamienne engagée sa vie durant dans de nombreux combats, notamment féministes, anti-impérialistes et écologiques.

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L’INFÂME

C’est à Artéphile que Laurent Fréchuret présente, dans le Festival Off d’Avignon, un texte de Simon Grangeat, « L’Infâme », écrit suite à une commande passée par le metteur en scène. « L’infâme » nous parle d’une reconstruction : celle d’une adolescente victime d’une relation toxique avec sa mère.
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AU COEUR DU SPECTACLE VIVANT